In-ter-na-tio-nal

Samedi 29 avril 2017

J’espère que vous avez tous passé une excellente journée internationale de la danse ! I hope you all had an excellent international dance day

I spent this Saturday at Trinity Laban, taking the second step toward my Diploma in Dance Teaching and Learning … And guess what? Ho incontrato una collega italiana! Il mondo della danza è piccolo. And yet it is full of country-specific rules and laws. J’en sais maintenant plus sur la législation britannique que sur les lois belges concernant ma profession.

In-ter-na-tio-nal, vous dis-je. C’est la danse … Et c’est l’avenir. Vous ne croyez pas ?

L’approche du Conservatoire Laban (Faculté de Danse), 29/04/2017

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Saturday 29th April 2017

J’ai passé ce samedi à Trinity Laban, à entreprendre la deuxième étape de mon Diplôme en Enseignement et Apprentissage de la Danse … Et devinez quoi ? I met an Italian colleague! The dance world is small. Pourtant, il est plein de règles et de lois spécifiques à un pays. I now know more about British legislation than about Belgian laws concerning my profession.

In-ter-na-tio-nal, I said. That’s dance … And that’s the future. Don’t you think?


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Manifeste pour l’Art d’Être

Jeudi 24 novembre 2016, studio de danse Siobhan Davies.

Session d’écriture créative. Tâche n°2 : écrivez votre manifeste. Vous avez 15 minutes.

Mon métier et mon art, c’est vivre.

(MONTAIGNE)

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Je refuse de me produire. Je vais être.

Si la performance de mes tâches et interactions quotidiennes pouvait être aussi finement et consciencieusement exécutée que ma meilleure danse, je le ferais, certainement.

Mais qu’est-ce que la création, qu’est-ce que le changement, qu’est-ce que le progrès si ces choses ne sont pas soutenues, nourries jour après jour ?

Ce qui est transmis sur scène ou encensé dans le studio devrait aussi faire partie de la vie des gens en dehors de ces contextes particuliers.

Être généreuse sur scène et égoïste en rue ? Aspirer à la perfection technique et en oublier l’éthique, ou les considérations les plus basiques ?

Franchement, non. [En français dans le texte]

Éteins les projecteurs. Bouges-tu toujours de la même façon ? Ou as-tu tout à coup perdu ton costume de danseuse ?


Inspiré par

MANIFESTO

FOR MAINTENANCE ART 1969!

Proposal for an exhibition “CARE”

MIERLE LADERMAN UKELES

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Thursday 24th November 2016, Siobhan Davies Dance studio.

Creative writing session. Task no. 2: write your own manifesto in 15 minutes. The original, English version of this post if available here.

Innovations de novembre

Ce mois-ci, je suis lancée dans 3 projets chorégraphiques différents au Conservatoire Laban. Plusieurs étudiants du Master en Chorégraphie m’avaient invitée à danser dans leurs projets suite à l’audition du 11 octobre. J’ai donc choisi de travailler avec Irene, Bakani et Alice. Chacun d’eux doit présenter un travail en cours les 1er et 2 décembre. Ils n’ont droit qu’à 10 minutes de chorégraphie, mais cela demande déjà un bon nombre d’heures de répétitions ! Présentations.


Irene FIORDILINO

Irene est sicilienne. Elle a étudié la danse à Rome et participé à la Biennale de Venise cet été, ce qui nous a permis de nous rencontrer !

Rehearsal with Irene at Trinity Laban. 03/11:2016
Rehearsal with Irene at Trinity Laban. 03/11/2016

Son travail chorégraphique, fidèle à celui d’Adriana Borriello, nous fait jouer sur les accélérations, décélérations et accents rythmiques. L’écoute des autres et la musicalité sont donc clés ! A mes côtés dans ce projet : Aline, Melissa, Sofia, Robbie et Edoardo.

Bakani PICK-UP

Un passionné du mouvement avec qui on ne fait pas d’économies d’énergie ! Qu’il soit 17 ou 20h quand on répète, Bakani nous fait bien bouger, sans discontinuer.

Rehearsal with Bakani at Trinity Laban. 11/11/2016
Rehearsal with Bakani at Trinity Laban. 11/11/2016

Son approche, très physique, pourrait se décrire par des expressions comme “le feu de l’action”. On se jette du sol au plafond, ça tourne, ça roule toujours plus vite, on est à fond. Et quand je regarde les danseurs qu’il a choisis, ces 4 garçons avec nous, les 4 filles … waow. Je ne peux pas m’en empêcher : je suis fière de danser à leurs côtés.

ALICE WEBER

Australienne, formée en danse classique, Alice est établie à Londres depuis quelques années et y développe ses propres projets.

A travers le mouvement dansé, elle s’interroge sur l’objectivité et la subjectivité du corps : corps-objet qui se moule dans des formes prédéfinies ; corps-sujet qui bouge pour exprimer son ressenti.

Hier soir, je suis allée voir l’une de ses pièces, “Pomodoro”, au festival Emerge. Une performance à la fois drôle et sophistiquée qui aura marqué la scène :

'Pomodoro' by Alice Weber. The Space, London, 18/11/2016
‘Pomodoro’ by Alice Weber. The Space, London, 18/11/2016

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This month, I got into 3 different choreographic projects at Trinity Laban. Following the audition I took in October, several MA Choreography students had invited me to dance in their projects. I chose to work with Irene, Bakani and Alice. Each of them has to present a work in progress on the 1st and 2nd of December. They can only show 10 minutes of choreography, but this already requires many rehearsal hours! Introductions.


Irene FIORDILINO

Irene is Sicilian. She studied dance in Roma and took part in the Venice Biennale this summer – that is how we met!

Rehearsal with Irene at Trinity Laban. 03/11/2016
Rehearsal with Irene at Trinity Laban. 03/11/2016

Her choreographic work, just like Adriana Borriello’s, makes us play on accelerations, decelerations and rhythmic accents. Musicality and listening to others are thus key in the process! Aline, Melissa, Sofia, Robbie and Edoardo are together with me in this project.

Bakani PICK-UP

A movement enthusiast who doesn’t allow for energy savings! Be it 5 or 8pm when we rehears, Bakani makes us move fully and constantly.

Rehearsal with Bakani at Trinity Laban. 11/11/2016
Rehearsal with Bakani at Trinity Laban. 11/11/2016

His very physical approach could be described with expressions such as ‘the heat of the moment’. We throw ourselves from floor to ceiling, we turn, we roll, faster and faster, we’re caught up in it. And when I look at the other dancers he chose, these 4 guys with us the 4 girls … waow. I can’t help being proud of dancing by their sides.

ALICE WEBER

Australian, trained in classical ballet, Alice has been based in London for a couple of years and develops her own projects here.

Through danced movements, she questions objectivity and subjectivity in the body: the body as an object that molds into predefined shapes; and the body as a subject which moves to express its feelings.

Last night, I saw one of her pieces, ‘Pomodoro’, at the Emerge Festival. It was a funny and witty performance, which made its mark on the stage:

'Pomodoro' by Alice Weber. The Space, London, 18/11/2016
‘Pomodoro’ by Alice Weber. The Space, London, 18/11/2016

“Corpo Poetico”

Voici un tout nouveau documentaire vidéo sur l’atelier de danse/théâtre “Corpo Poetico” auquel j’ai participé cette année à Bologne. L’objectif ? Intégrer des personnes handicapées à un processus de création et d’échanges basés sur le mouvement.

Cette vidéo offre un aperçu des répétitions pour “4 Studi”, la pièce que nous avons créée et présentée à la fin du séminaire. Vous y découvrirez les tout premiers extraits du spectacle final ainsi que les interviews des animateurs, Anna Albertarelli et Roberto Penzo, et de plusieurs participants au projet. Vous remarquerez que notre groupe était fort hétéroclite au niveau des âges et de la motricité de chacun. Plusieurs personnes intéressées par le projet, dont 4 en chaise roulante, se sont jointes à nous (les 15 danseurs de Dance Start Up VI) une fois par semaine pendant 3 mois pour aboutir à ce spectacle.

Au fil des rencontres, j’ai réalisé que la danse pouvait vraiment rapprocher les gens et leur faire du bien en créant des liens humains puissants et en valorisant leurs capacités physiques, quelles qu’elles soient. Un programme aussi enrichissant nous a évidemment demandé de faire face à des difficultés et à des incompréhensions. Beaucoup d’entre nous avaient du mal à utiliser l’italien comme langue de travail, mais nous leur traduisions les consignes données et faisions notre possible pour que chacun se sente inclus dans le processus – une mission délicate, mais essentielle.

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Here is a brand new video documentary on ‘Corpo Poetico’, the dance theatre seminar I was involved in earlier this year, in Bologna. Its goal was to integrate disabled into a creative process, and into exchanges based on movement.

The video above offers a glimpse of rehearsals for “4 Studi”, the piece we created and performed at the end of the seminar. You will discover the very first excerpts from the final show as well as interviews of the facilitators, Anna Albertarelli and Roberto Penzo, and several participants to the projects. You might notice that our group was pretty diverse in terms of ages and motor skills. A few people that were interested in the project, including 4 in a wheelchair, came together with us (the 15 dancers of Dance Start Up VI) once a week for 3 months to end up on this show.

As meetings went by, I realized that dance could really bring people together and do them good by establishing strong human connections and bringing out their individual physical abilities, whatever they may be. Such an enriching programme obviously demanded that we cope with difficulties and misunderstandings. Many of us struggled to use Italian as working language, but we translated instructions and did all we could to make everybody feel included in the process – a delicate, but essential mission.

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Grazie a Leggere Strutture, Anna, Roberto e tutto il gruppo 🙂

OpenFLR – Vidéo du vendredi

Vendredi 15 juillet 2016

ça faisait longtemps que je n’avais plus improvisé et filmé quelque chose (mon journal dansé) en fin de semaine. Cette fois, comme on a eu fini de répéter plus tôt que prévu, j’ai utilisé l’espace et trouvé de l’inspiration entre ses murs. Les idées qui me sont venues ? Partir ou de rester ; tomber ; pousser ; tracer ma route à travers cette vie dansante … ce qui est un peu comme construire un pont en eaux troubles, on dirait. Like a bridge over troubled water. En fait, j’avais cette chanson en tête l’autre jour. Alors pourquoi ne pas tout mettre ensemble ? Allons-y.

Dans cette vidéo, mon improvisation est suivie d’enchainements typiques de la technique Flying Low, que j’ai retrouvée avec plaisir au cours de ce stage intensif. Et pour finir, j’ai repris quelques mouvements des cours de Countertechnique, une technique que j’ai découverte ici à Florence !

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Friday 15th July 2016

It has been a while since I last improvised and filmed something (my dancing diary) at the end of a week. This time, as we finished rehearsing earlier than expected, I used the space and got inspired by its walls. I explored ideas of leaving or remaining; falling; pushing; making my way through this dancing life … which is a little bit like building a bridge over troubled water, it seems. Actually, I had that song in my head the other day. So why not putting it all together now? Here we go:

Yanaëlle danse on a Friday afternoon in Florence

In this video, my improvisation is followed by typical sequences from the Flying Low technique, which I have happily recovered during this intensive. And to finish off, I did a few movements learnt in Countertechnique classes – a technique that I discovered here in Florence!

OpenFLR – Opening week

Sunday 10th July

Wow. It’s been such a busy week … I’m very happy that we had the afternoon off today. Now I can finally post an article in English!

Warm up at the Demidoff dance studio, in Florence. 04/07/2016
Warm up at the Demidoff dance studio, in Florence. 04/07/2016

After having met Elisa Zuppini last Sunday and Guido Sarli on Monday, we had 3 more workshops: one with Fernanda Troya on Tuesday, another one with Manuel Ronda on Wednesday and the last one with Rosalba Torres-Guerrero on Thursday. At the end of hers, we got a chance to rank all of the choreographers we had met. It wasn’t easy to make up my mind, but I ended up giving my preference to Guido Sarli.

Workshop with Manuel Ronda at the Demidoff dance studio, in Florence. 06/07/2016
Workshop with Manuel Ronda (Italian choreographer currently based in Sweden). 06/07/2016

On Thursday evening, we started rehearsing for a site-specific piece with Silvia and Mose, two dance artists from a collective called Attivisti della Danza. We left the studio at 9.15pm, exhausted … and I almost missed the last direct train home! Fortunately, dancers can run 😀 It was particularly useful on that night.

Right before midnight, when I was about to go to sleep, I received the list of casts by email. But I couldn’t see my name in any of the groups! I found out on the next morning that there had been a bit of confusion between me and Claire, my Australian friend, whose name appeared both in Elisa’s cast and in Guido’s. I guess we are alike physically and our ways of moving are pretty similar too. Anyway, it turned up that I was chosen by Guido, luckily! I started rehearsing with him on Friday afternoon, together with Mariana, Elvira, Fernando, Guadalupe, Andrea, Sarina, Liliana and Mayra. The creative process continued yesterday, even if all of us were extremely tired. And we will carry on working every day from 12:30 until 18:00 … Until our piece is ready!

Workshop with Rosalba Torres-Guerrero. 07/07/2016
Workshop with Rosalba Torres-Guerrero (French-Spanish-Belgian choreographer). 07/07/2016

This morning, we had a Flying Low class. I hadn’t practiced this technique in a while, but it was nice to come back to it. We were all soaking wet at the end of the class (as always) and took advantage of a little break to get refreshed before our general meeting with the OpenFLR team.

Then we could go home! I took the train back to Bologna and had a short nap later in the afternoon … But I still need to rest and get some more sleep to make a fresh start into the second week of the festival!

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Dimanche 10 juillet 2016

Comme promis, j’ai commencé par écrire en anglais cette fois-ci, et vu le temps que ça m’a pris, je suppose que la traduction de cet article viendra quand je serai en vacances ^^

Ceci dit, vous verrez très bientôt les premières photos de notre performance d’hier soir, avec commentaires bilingues ! A bientôt 🙂

OpenFLR – Introduction

Lundi 4 juillet 2016

L’aventure OpenFLR est bel et bien lancée, ça y est !

Settignano, comune di Firenze, 02/07/2016
Settignano, comune di Firenze, 02/07/2016

La journée d’introduction de samedi, plutôt relax, m’a permis de faire connaissance avec Dana, Mikaela, Andréa et Claire, notamment. Ensemble, nous avons passé le temps de midi à Settignano, sur les hauteurs de Florence. Bilan ? Un magnifique point de vue sur la Toscane, et une première impression très positive de mes collègues de stage !

Hier, dimanche, c’était notre premier jour au studio Demidoff. Nous y avons travaillé avec Elisa Zuppini, la plus jeune chorégraphe des 5, pour explorer ses idées de mouvements et d’improvisation.

Aujourd’hui, les participants qui n’étaient pas encore arrivés nous ont rejoints. La grande majorité de notre groupe vient d’Amérique (du Mexique, du Canada et des États-Unis), mais nous avons aussi deux asiatiques de Macao, un kényan et une australienne. Au total, une trentaine de danseurs, âgés de 18 à 28 ans environ. Je discute en anglais avec tout le monde, mais ça parle beaucoup espagnol aussi ! Et certains sont motivés pour apprendre le français avec moi, ou du moins pour améliorer les bases qu’ils ont déjà.

OpenFLR - Workshop with Guido Sarli. Firenze, 04/07/2016
OpenFLR – Workshop with Guido Sarli. Firenze, 04/07/2016

Ce matin, l’échauffement dirigé par Guido Sarli m’a rappelé ceux que Milena donnait pendant la Biennale de Venise. Il faut dire que Guido se rattache comme elle à la “famille chorégraphique” d’Ohad Naharin et utilise lui aussi des éléments de la technique Gaga. Pourtant, son style de mouvement s’apparente plutôt à celui d’Hofesh Shechter. En moins radical, disons, et avec beaucoup d’idées intéressantes pour le supporter … Laisser faire. Tomber. De multiples petites chutes répétées, une pulsation interne, cyclique, qui ne s’arrête jamais. Un corps qui se voit de l’intérieur, des sensations plus que des formes. Mais des images claires dans leurs intentions. Un langage chorégraphique qui se veut aussi photographique, clair, coupé comme le story-board d’un film ou une bande dessinée.

Stazione Firenze Campo di Marte, 02/07/2016
Stazione Firenze Campo di Marte, 02/07/2016

Tout ça est encore très frais dans ma tête. J’en prendrai sûrement des notes plus spécifiques demain matin dans le train. Il me semble que mon cahier de danse se remplit mieux une fois que j’ai dormi sur les informations intégrées en une journée. Et puis ce soir, je suis vraiment fatiguée. Heureusement que j’aime la danse et ne compte pas les trajets que je fais pour la pratiquer !

Franchement, rien ne pourrait me rendre plus heureuse, plus épanouie, plus satisfaite qu’une vie de voyages, de rencontres et de journées comme celle-ci. Même s’il fait extrêmement chaud à Florence, même si je n’avais pas dormi assez les nuits passées, ces journées de danse me libèrent et me remplissent à chaque fois d’une énergie nouvelle. Je m’étire après chaque session, je bois des litres d’eau chaque jour, mais j’ai déjà des courbatures … Et ça ne fait que commencer !

PS : il faudrait vraiment que je vous fasse un arbre “généalogique” des chorégraphes contemporains, histoire de situer un peu tous les noms que je vais mentionner. En attendant, je peux déjà vous proposer ici un aperçu vidéo du travail de Guido Sarli : https://vimeo.com/ummaummadance.

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Monday 4th July 2016

Sorry, it’s too late to start translating all this, and I must go to sleep early this evening. But I promise to write my next post in English first 🙂