Mettre les pieds au Palais Garnier

Lundi 3 avril 2017

Vue extérieure du Palais Garnier

De passage à Paris un pour week-end prolongé, j’ai réalisé un rêve de petite fille : celui de visiter le prestigieux Palais Garnier.

Cet opéra inauguré en 1875, qui est tout de même le plus grand au monde, m’a d’abord étonnée du dehors. Le bâtiment était bien plus imposant que je ne l’avais imaginé ! Par contre, quand je me suis glissée dans la salle de spectacle, elle ne m’a pas paru si grande que ça.

Grand Foyer du Palais Garnier

A l’intérieur, le Grand Escalier est à couper le souffle. On se sent presque obligé d’être élégant pour le grimper ! Et à l’étage, le Grand Foyer est une telle débauche de dorures qu’on a vite envie de sortir prendre l’air sur le balcon. On poursuit la visite par une exposition permanente, logée dans la Bibliothèque-musée. Parmi les portraits et bustes de ballerines, certains regards m’ont semblé hautains, tandis que d’autres révélaient une beauté bien plus sympathique et une passion généreuse.

Bibliothèque-musée de l’Opéra. Derrière moi, le Portrait de Mlle Sandrini, danseuse de l’Opéra, dans le ballet La Maladetta, créé par Pedro Gaihlard en 1893. Huile sur toile d’Edouard Debat-Ponsan (1847-1913)

Avec une pointe de satisfaction, j’ai trouvé une preuve qu’en 1900, le cou de pied des ballerines était loin d’être aussi proéminent que maintenant.

Regardez donc le pied que la danseuse peinte sur ce tableau pointe nonchalamment derrière elle. Rien à voir avec l’extension extrême (et selon moi, anti-anatomique) qu’on associe trop souvent avec les chaussons de pointes ! Bien sûr, son port de tête, ses épaules et ses bras sont toniques, décidés. Ce sont ses membres inférieurs qui donnent une tout autre couleur à la posture.

Je n’avais pas poussé l’observation aussi loin au moment de prendre la photo. Mes jambes, pourtant loin d’avoir été formatées par la danse classique, ont presque trop de tonus par rapport aux siennes. Critique à part, j’ai pris plaisir à l’imiter, dans un élan d’empathie kinesthétique doublé de mon habituel enthousiasme touristique.

Costume porté par Mlle Dorothée Gilbert dans “In the Night” de Jérôme Robbins

Peu après, alors que j’allais admirer les quelques costumes de scène exposés, un père et sa fille qui visitaient eux aussi le Palais Garnier m’ont demandé si on pouvait y voir les danseuses.

Malheureusement, les répétitions ne sont ouvertes au public que quelques fois par an, exceptionnellement. Le père s’est éloigné après m’avoir demandé si j’étais moi-même danseuse. A croire que ça se voit !

Alors j’ai souri, et j’ai dit oui.

***

English version of this post coming soon!

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